La Chronique Des Chroniques

Novembre 2019

Pour tout dire, cela faisait un moment que je le soupçonnais mais j'en ai eu une confirmation supplémentaire dès la page de couverture du journal 'Mon département', (Pyrénées Orientales-Octobre), département que je sais n'être pas le mien malgré les apparences administratives et mon accent.
C'est le titre, 'Avec le Département le Très Haut Débit pour Tous' qui me dit que cela me concerne si peu, pour une part si importante de mon existence (dès que je franchis les portes d'un établissement hospitalier et cesse de faire partie de cette totalité en passe de jouir du Haut Débit) que c'est que cela doit se passer sur une autre terre que celle où je survis sous la férule qui est de mise dans l'univers médical, Pas de Débit du Tout. Au moment même où j'ai le plus besoin d'informations pour résister au déferlement thérapeutique et règlementaire, je perds le moyen de vérifier les procédures et les protocoles que l'on m'inflige sans me consulter, parce que la 'gens' médicaloïde n'a ni le temps, ni l'envie de s'inquiéter des desiderata d'un invalide allongé.
À l'enseigne de la Rouge Croix les apprentis sorciers jouissent d'extra-territorialité et en font à leur guise avec feu les citoyens devenus de simples proies ne bénéficiant plus de la protection des Chartes et Traités, ni de celle du Conseil Général fort occupé ailleurs, à protéger les jeunes, à soutenir l'Agriculture et à s'engager contre les violences faites aux femmes. Je ne dois pas avoir le profil qu'il faut pour que me soient octroyées les aménités à la Une, faudrait que je m'y fasse. Comme la musaraigne des murés en Cerdagne le disait, il faut avancer.
Hélas! Non seulement m'étais-je déjà aperçu, il y a belle lurette, que mon département n'est pas mon département (et la Litote Fut), mais j'avais également eu l'occasion de vérifier que mon village, dans ce même département, pour de vrai n'était pas mon village où une paire de blouses blanches pouvaient me dicter leur thérapeutique mortifère dans l'enceinte de leur chasse-gardée (Toi qui entres ici abandonne toute espérance: épitaphe pour empaffés).
Le village où j'ai vécu six décennies n'étant pas mon village et le département où je suis né étant tout aussi peu le mien, je crois pouvoir avancer sans risque d'excessive irrationalité que le pays dont ils font partie n'est pas mon pays, quoi qu'en dise le passeport qui m'affuble de la nationalité française, et cette hypothèse se trouva une fois de plus confirmée lors d'un séjour supplémentaire, en cet âge Européen, à l'hôpital transfrontalier de Puigcerda (A loser's diary) où le Franquisme n'est pas mort, pas plus qu'à Perpignan le Pétainisme ne l'est; avec leurs cohortes d'aspirants notables qui rançonnent en ville comme à la campagne et prospèrent sans vergogne sur les souffrances que leur mission est d'infliger à leur part de marché (Requête près la Cour Européenne des Droits de l'homme 2018).
C'est vraiment à vomir, mais quand on se retrouve encerclé d'un essaim d'étrangers n'ayant qu'une connaissance rudimentaire de la langue du terroir, mieux vaut se retenir d'exprimer sa pensée de manière trop parlante. Car si c'était mon village, mon département ou mon pays la signalétique le dirait: 'Hôpital, Danger!'

Liberté, Égalité, Fraternité. On m'avait fait gober que c'était la devise du pays où je suis né. Quelle naïveté de ma part! mais j'aurais fini par le comprendre avant que d'en crever: la France c'est la terre de la haine et de la peur, une république décrépite où sévit dans la puanteur une vermine rabougrie.
Dans le journal du département double-six, à longueur de colonnes s'étale l'auto-satisfaction officielle qui soulève l'enthousiasme populaire d'un bout à l'autre des cantons, de la nation et de l'Europe tout entière. Les 'fake-news', en direct des milieux généralement bien informés, qui participent du mensonge généralisé voulant nous vendre le Moyen-Âge macronnard, 'fabriquer un modèle d'aménagement et de développement responsable et attractif (Le Journal du Parc des Pyrénées Catalanes)', pour l'aube de toutes ces libertés que nous laissent imaginer d'irrésistibles rapprochements entre hier et aujourd'hui cajôlés à longueur de temps par des esprits chagrins malintentionnant..
S'il n'était pas question du troisième âge dans ce numéro-ci gageons que ce sera le résultat d'impératifs rédactionnels, de mon inattention ou de la finitude quasi humaine de Kim Il Hermeline, conseillère générale et héroïne multimedia dont l'emploi du temps ne prévoyait pas de visite aseptisée dans les mouroirs réservés à ces chers aînés où la médecine fait ripaille de ce qu'il reste de santé sur des carcasses qu'il faut finir de rentabiliser. Pas de vieilleries ce bel aujourd'hui, mais dans quelque entrefilet une allusion au handicap ou aux handicapés qui me permet de juger toute ces fictions électoralistes à l'aune de ma jugeote de vieil invalide vaguement branché sur divers tenants et aboutissants qui feraient en sorte que cela se passe comme ça et pas autrement.
Du flan.
Quoi qu'en dise Mrs Weed les vieux et les handicapés ne font pas partie des espèces protégées dans le Parc des Pyrénées qu'elle préside.
Mais je reconnais pourtant que le Conseil Général s'emploie efficacement, de pair avec la Médecine Scientifique, à multiplier les invalides afin de pouvoir subventionner, à s'occuper d'eux, les copains et les copines (Lettre à une Commerciale) tandis que d'autres publient à tour de bras in octavo, hors numéros spéciaux... va falloir que j'écrive un bouquin, j'appellerais ça les 'Mémoires d'une Victime du Socialisme à la Bourquin et cela me rapportera à la pelle des subventions pour me récompenser de chanter à la Belle Héritière la rage des torrents et la violence du vent qui déracine les arbres... (4e de couverture, Le Journal du Parc oct-déc 2019, Littérature et montagne, ... le gai murmure de ruisselets... la caressante complainte du vent dans les arbres... les voix très douces de la montagne... ses enchantements... ses voluptés) et dans le sens du poil caresse le touriste qu'il faut alléger de son fardeau citadin de liquidités comme le sont les visiteurs du parc hospitalier de leur citoyenneté.

Fake News Network

Parc des Pyrénées Catalanes: Les régions à énergie positive vont dans le sens du courant.

Dans le Parc des Pyrénées Catalanes les vieux et les handicapés font partie des espèces protégées.

Cinq manières d'éviter la pneumonie

  • 1/ éviter les pneumopathes
  • 2/ éviter les salles d'attente
  • 3/ éviter les pharmacies
  • 4/ à tout prix éviter l'hôpital
  • 5/ soignez-vous vous-même et surtout pas en France