Pour me faire des amis parmi les communautés respectueuses

"On ne demande pas que des discussions se fassent dans un salon de thé de l’Élysée, on demande que des actes de justice soient faits" a déclaré, Assa Traoré, sœur d’Adama, jeune homme noir de 24 ans, décédé le 19 juillet 2016 après son interpellation par des gendarmes dans le Val-d’Oise.

Vu de ma périphérie, les 'actes de justice' réclamés par le comité Vérité pour Adama Traoré, c'est la version bronzée, des revendications des Gilets Jaunes, plutôt plus pales en général et tout aussi absurdes (Volée de Vieux Bois). Les 'actes de justice' pour ce que j'en pige, se mesurent en frais de timbres et rémunérations d'huissier, en salaires de juges, avocats et policiers, dont je ne puis une seconde imaginer que les mânes d'Adama aient le moindre désir de se satisfaire.
La Justice telle que se l'imagine le pékin moyen, petit blanc invétéré ou racaille de quartier, la justice majuscule n'a pas cours qui vaille dans le système judiciaire de la vermine choisie qui entrave notre vie. Je vois dans cette fascination d'un peuple déraciné pour la légitimité de façade d'une société qui oppresse presque uniformément noirs, blancs ou mitigés beaucoup plus en fonction de leur compte en banque que de leur pigmentation, je vois là le déplorable effet des associations représentant tout et rien dans le cadre inextricable qui leur est imposé puisqu'elles tiennent à cette légitimité de papier, j'y vois enfin que pour se contenter d'objectifs aussi illusoires il faut n'avoir pas été la victime particulière des errances de l'état, cette miraculeuse matérialisation du droit réel tel qu'en lui-même il se manifeste pour éclairer le peuple sur la réalité des choses... dont la stabilité n'est pas l'œuvre des bons sentiments du vulgaire mais repose sur une argumentation beaucoup plus difficile à réfuter, la violence qui n'a pas de compte à rendre, légitime ou pas.
Bref c'était juste pour dire que m'étant fait enculer comme Adama, suivant des modalités assez différentes en d'autres circonstances, ce n'est pas la justice et moins encore les actes onéreux auxquels je devrais cotiser pour le plus grand bien des parties prenantes, pas la justice, que j'espèrerais m'être dispensée par les profiteurs de mes épreuves, pas la justice, la vengeance. Qui se décline sans passion en picaillons et années de prison, confiscations, enquêtes et barêmes d'indemnisation revus à la hausse vertigineusement, dont l'état de droit pour une fois fera les frais, ayant beaucoup à faire oublier, particulièrement d'avoir fait de ce pays une prison pour sa population.
Une paille pour certains, la poutre de la putréfaction d'après moi, dont l'avis compte aussi peu que celui de ceux qui se laissent berner par l'esprit des lois; autant dire: de la littérature pour cerveaux pré-formattés produits sur les chaînes d'assemblage de l'éducation nationale délavée.