Les gens sont des boeufs, dit-il, de l'autre côté.
Des boeufs, les gens ? Qui c'est ça, "les gens", les beueuhh ? Vu comme c'est dit, celui qui l'a dit ne doit pas s'inclure dans la même catégorie, les gens ce n'est donc pas lui et si ce n'est pas lui il faut bien que ce soit "les autres", les autres que lui.
Serait-ce vrai ? Les gens sont-ils des beuârks ? Les
"autres" de niais consommateurs? Cette péremptoire
affirmation décrit-elle le monde tel qu'il est ou
non ? A première vue, en effet, par les temps qui courent,
l'humanité, une partie d'entre elle du moins, ayant fait
d'une frustration millénaire, manger, un noble
idéal, consommer, et mettant au service de ce but exaltant
tous les moyens, toutes les techniques, toutes les ruses et tous
les mensonges que depuis plus de cent mille ans nous avons su
inventer pour dépouiller notre voisin de sa part de
marché; la situation donc étant ce qu'elle est, les
résultats en matière de moralité publique et
de valeur individuelle sont ce qu'ils sont!
Tout le monde il est beau, tout le monde il est nouveau: des
boeufs !




Et pas de métro!
