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Les dessous de la page

Quand l'amateur s'emmêle

De toutes les couleurs, de toutes les nuances de l'arc en ciel, elle resplendit, elle flashe, elle brille; elle parle, elle chante, elle danse même, si on le lui demande. Texte, image, vidéo, musique, formulaires ... elle n'est pas bégueule : tout a l'heur de lui plaire; elle fera tout pour vous, si vous avez la manière, elle fera tout ! et son contraire.
Devant le serveur elle a parfois de ces pudeurs, de ces absences, ou, souvent avec ces sacripans de navigateurs, de ces désarrois qui soudain jettent un froid. Pourquoi ?
Pourquoi, parfois, d'un clic à l'autre, soudain ce n'est plus que charabia où pourcentages le disputent aux points d'interrogation pour alimenter notre crispation ? Ou quand s'affichent de peu exotiques messages nous enjoignant d'aller ailleurs voir où la page volage a bien pu se percher ? Sans compter les fois où elle décide que c'est de sa migraine, elle exagère ! encore une fois l'heure : "Occupe-toi donc de ton ordinateur !" ... de ton cache, de ton encodage, de ton pare-feu; crains ton fournisseur, ton hébergeur, prend garde à leur routeur ... ton modem est-il branché ? Pitié !

De mon cerveau les circonvolutions se sont emmêlées. Pourquoi, ô page, ne t'affiches-tu pas comme je te le demande ?
"A genoux !" commande-t-elle, "Regarde mes dessous. Suis-je, ou non, bien faite ?" Mais je m'égare ... point n'est besoin d'une telle souplesse, il suffit de cliquer, voyeurisme à bon marché.
Cliquons donc pour révéler ces mystères qui nous obsèdent.
[Sur Internet Explorer aller au menu 'affichage', cliquer sur 'source'. Sur Firefox même menu mais l'article est plus documenté (code source de la page).]
Je clique ... Page, vus de prés tes charmes sont un peu gâchés, question charabia c'est vraiment de Charybde en Sylla. Voici donc ce que l'on voit, ce que l'on ne voit toujours pas, ce que l'on ne voit pas toujours et ce que l'on devrait voir. Ce que l'on ne voit pas et qui n'a guère de raison d'y être c'est ceci

Date: Fri, 19 Oct 2007 12:52:32 GMT
Server: Apache/1.3.37 (Unix) mod_jk/1.2.14 mod_fastcgi/2.4.2 mod_auth_passthrough/1.8 mod_log_bytes/1.2 mod_bwlimited/1.4 FrontPage/5.0.2.2634a mod_ssl/2.8.28 OpenSSL/0.9.7a PHP-CGI/0.1b
Cache-Control: no-store, no-cache, must-revalidate, post-check=0, pre-check=0
Content-Encoding: gzip
Expires: Mon, 26 Jul 1997 05:00:00 GMT
Pragma: no-cache
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Last-Modified: Fri, 19 Oct 2007 12:52:32 GMT
Connection: close
Transfer-Encoding: chunked
Content-Type: text/html
200 OK

Quand le promeneur du web clique sur un lien hypertexte, son logiciel de navigation pose, via son fournisseur d'accés internet qui remet périodiquement à jour sa base de données d'adresses IP (internet protocol, équivalent numérique du nom de domaine), au serveur (le logiciel de serveur installé sur l'ordinateur servant à servir les Pages) une question implicite, contenue dans l'url -l'adresse- du lien : Page es-tu là ? Le serveur qui héberge cette page, s'il l'héberge encore, si l'adresse IP est valide (si son propriétaire a renouvelé son abonnement auprés de son 'registrar', qui lui-même, au bout du compte, dépend de l'ICANN, l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers. Ce qui met le web tout entier sous la dépendance directe des USA puisque cette corporation a été créée suite à une directive du Département du Commerce américain et lui est liée par un memorandum que je n'ai pas consulté), le serveur, donc, étant bien élevé, lui envoie sa réponse à sa manière, qui est le protocole HTTP (Hyper Text Transfer Protocol); en l'occurence il lui a dit oui, quelle joie ! "200 OK". (401: tes papiers ! 402: Faut casquer ! 403: Interdit ! 404: j'suis plus là ! 500: mon serveur a des contrariétés ...).
On ne le voit donc pas et, franchement, on ne s'en plaint pas; tant que ça dit oui...


Dernière mise à jour : ( 07-05-2009 )
 

Hello

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