Toi qui entres ici abandonne toute espérance: épitaphe pour empaffés

Au printemps dernier, qui, le dernier pour de bon faillit l'être, j'ai vu quelque chose un peu bizarre; enfin, 'vu' n'est peut-être pas le mot le plus juste pour évoquer un éblouissement, disons donc qu'il est arrivé ce qui suit, qui ne m'a guère surpris, mais quand même!, dans un établissement pour convalescent qui s'est implanté dans mon village il y a quelques années.
Début mai, indûment imbu de mes cheveux blancs et d'une connaissance des choses de la vie à la mesure de mes ans, je fus mis au courant de ma réelle ignorance par des experts en leur matière qui surent m'expliquer le détail d'une nouvelle déconvenue; m'enseigner que je n'avais rien à dire quoi qu'en disent les chartes, que l'air et le soleil de ma campagne n'étaient pas pour moi, me faire découvrir les vertus nosocomiales des couloirs climatisés à l'abri du vent et des ultra-violets.
Mais pas à l'abri du règlement qui de toute évidence sur le droit doit primer, d'autant mieux que nulle mutuelle ne prévoit rembourser les honoraires d'un garde du corps et d'un avocat dans cet antre de tous les dangers.
Une fois le seuil passé le citoyen disparaît, le patient est décrété, les sangsues se mettent en place, le carnage peut commencer. Le banquet des minables démesurés, des hypocrites asservis, des féodalités dégueulasses, la routine des veuleries; l'habitude, cette si confortable seconde nature, qui fait que l'on y prend goût à toujours en faire à sa guise, surtout quand cela déplaît à qui devrait bien sûr se confondre en remerciements pour les insultes à répétition, le mépris, la crasse incompétence d'une bande de profiteurs et de médiocres patentés... qui finirent par me laisser partir si je m'engageais à ne pas revenir. Vive la république et le service public!

Partout en France
Le vestibule des lâches (Dante - La divine comédie - L'enfer)

Je me suis donc rendu compte qu'en plus de tout ce que je savais ne pas comprendre j'avais oublié de tenir compte de ce que je n'avais pas conscience d'ignorer, ce qui, je l'admets revient sans aucun doute à en remettre dans l'inconscience et l'irresponsabilité, et, revigoré à souhait de tant de bons traitements, ne m'étais pas avisé que c'était deux immigrants de fraîche date qui venaient de me signifier que j'étais expulsé, que leur caprice leur donnait le droit d'ignorer la loi tant que ça leur convenait de m'incarcérer dans les carcans qu'échafaudent si créativement tous les marquis de la paperasse qui ne manquent jamais de polluer tout ce qu'ils peuvent atteindre et ne s'en privent donc pas.
Deux immigrés récents, un parigot libéré du métro mais pas de ses rêves grandioses de persécution des populations indigènes, et une conne sud-européenne. Tous deux porteurs de blouses éblouissantes qui tant m'aveuglèrent que je ne pourrais qu'à l'oreille peut-être les reconnaître si j'y étais obligé, s'il me fallait dire, parmi tous les génies des thérapeutiques remboursées par la SDSS (soi-disant sécurité sociale), laquelle ou lequel excelle plus particulièrement dans le mépris ou la stupidité, qui de l'hôpital préfectoral ou de ses antennes décentralisées l'emporte dans l'arbitraire ou la cupidité.
Je n'irai pas perdre mon temps à choisir celle qui déforme le mieux la réalité parmi les diverses facettes d'une entreprise experte en l'art de détrousser les malades de ce qu'il leur reste de santé et à détourner l'argent public vers les poches mieux tournées. Choisir, entre les menteurs et les imbéciles, entre les sadiques et les voleurs, entre tant de praticiens et toutes leurs pratiques qui tous les jours me permettent de ne pas oublier que le Moyen Àge est loin d'être terminé.

Ce qui fait qu'en quittant ce lieu de tous les délices j'ai jeté un oeil vers l'établissement voisin qui héberge de plus aînés que moi et me suis demandé quel sort leur était réservé. Sachant qu'ils sont soumis à la même cantine, à la même médecine et aux mêmes habitudes de pensée de nombre d'exécutants probablement dégoûtés à la mesure de leur soumission à leur écoeurante hiérarchie; ce que je sais pour y avoir pensé et parce que j'en sais d'autres qui y sont hébergés, ou l'étaient, affligés des mêmes médecins que moi. Des mêmes experts és prescriptions toxiques inutiles, spécialistes du parfait dédain des besoins de leurs clients; sachant ô combien se mettre au diapason de tous les poisons pour la prescription desquels comme le veut leur coutume ils touchent leurs dividendes, et ne rendent compte qu'à eux-mêmes et jamais aux victimes sur lesquelles ils bâtissent leur carrière.
Et c'est où, ce lieu périlleux, qu'on l'évite? Vous n'avez pas compris? Mais c'est partout en France, en ville et à la campagne, dans les plaines et les montagnes, au bord de la mer, dans les vallées, la lèpre de la médecine libérale mine la santé publique avec la complicité de l'état, de ses institutions, de sa représentation, mais heureusement pas celle de nos élites dont, personnellement, je me demande bien où elles sont passées. En tout cas depuis le temps que j'ai des yeux pour voir je n'ai vu nulle part la licorne jolie, nulle part l'énorme yéti et jamais, au grand jamais, un membre de la hiérarchie française méritant mon respect.

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