Colère Noire 1

La iatrophobie, Docteur, comment ça se soigne? Réponse à l'Assurance Maladie de Perpignan.

J'accuse donc réception de votre fin de non-recevoir concernant les traitements subis par ma mère pendant sa grossesse. J'ai écrit au fils du pharmacien probable qui ne m'a pas répondu et si le médecin qui la voyait à l'époque est encore vivant... grand bien lui fasse; il existe d'autres preuves de mon exposition au distilbène.
Je me vois cependant dans l'obligation d'insister sur le fait que, pour prix de ma lettre recommandée, vous n'avez pas adressé le renouvellement de mon oxygénothérapie et de ma prise en charge en ALD qui vient à échéance l'automne prochain et dont l'interruption il y a cinq ans me valut de financer à répétition vos collègues de cardiologie dont j'avais pu jusqu'alors me passer.
Permettez que je vous livre une inquiétude supplémentaire... les responsables de la pharmaco-vigilance d'aprés-guerre et leurs successeurs touchent-il une bonne retraite? Leur sommeil apaisé? Les enfants casés? Les vacances assurées? Pas le plus petit remords? Peut-être le regret de n'avoir pas mieux valorisé la Thalidomide, le Vioxx, le Mediator... d'être né trop tôt pour les statines? Je comprends bien qu'il y ait quelque chose de vexant pour de grands spécialistes habitués à des hécatombes plus spectaculaires que devoir se contenter bricoler avec de l'Érythromycine (bâtir une carrière sur quelques millions de diarrhées!) ou de l'Hydroxyzine, encore qu'à notre époque pré-interplanétaire le potentiel de cette molécule comme carburant de choix pour le voyage astral soit probablement sous-estimé. .

Docteur, la iatrophobie, comment ça se soigne?

Comme une allergie? Comme une infection? Comme une maladie mentale?
Je m'inquiète, peut-être que ça ne se soigne pas? Peut-être n'y a-t-il pas de cure à la réaction de défense d'un organisme menacé par un environnement malsain; il n'y a pas de cure mais cela s'entretient, cela se nourrit, cela se chérit, cela s'encourage par la destruction de l'ennemi.

Docteur, la iatrophobie... Est-ce grave?

De votre côté comprenez-vous que ce n'est pas le vertige qui me fait craindre les déplacement en hélicoptère: ce sont les thérapeutiques qu'une industrie monopolistique dissémine autour d'elle comme les puces du rat le virus de la peste avec le même enthousiasme qu'IG Farben et al. le Zyklon B.
Je crois que vous aurez diagnostiqué, suintant de ces lignes, un cas sévère de iatrophobie que je couvais depuis vingt cinq ans et qui est entré en éruption depuis que j'ai compris l'étendue du mépris dont ma gestation fut entourée, comment ma lignée fut intoxiquée, ma soeur, ma mère, mes frères, mes enfants, mes petits-enfants... Franchement Docteur je ne suis pas en état d'affronter une salle d'attente, des examens, des questions sur mon présent et mon passé, sur comment ça va et comment puis-je vous saboter ce qu'il vous reste de santé... plus ça va et plus la haine que m'inspire Mme la pneumopathe et sa Charlatane, et le centre médical près le supermarché, ou quelque représentant de votre profession, m'interdit me retrouver en leur présence car je ne veux pas risquer finir en prison. J'entends à longueur de temps dire qu'il faut économiser; je ne vois donc pas pourquoi il me faut à grands frais pour la collectivité constamment montrer patte blanche alors que je peux sans problème rédiger l'ordonnance des soins et traitements dont je ne suis pas le seul à savoir que je n'en invente pas le besoin. Les médicaments habituels dont je puisse prendre livraison deux fois par an au lieu de multiplier les pertes de temps et les risques de contamination chaque mois à la pharmacie. Prise de sang à domicile et analyse, deux fois par an; gaz du sang et compagnie, tous les trois ans ça suffit.Et si par miracle je n'avais un jour plus besoin de toute cette panoplie de malédictions suspendue au bon-vouloir de modernes tortionnaires, croyez que je ne tarderai pas pour vous en aviser, au cas où vous penseriez que j'arbore des lunettes nasales par coquetterie ou pour me cacher.
En conséquence soit vous me laissez le temps de digérer une couleuvre qui a du mal à passer, et vous reconduisez ce qui doit l'être, jusqu'à ce que j'arrive à rationaliser devoir demander à votre confrérie l'autorisation de me soigner des suites de ses interventions; le temps de faire la part des choses et de trouver des praticiens qui acceptent de me suivre du plus loin qu'il soit légalement possible de le faire et arrivent à me persuader qu'ils ont entendu dire que le Moyen Age est terminé et qu'ils sont au courant qu'il existe d'autres lumières que les leurs. D'autres lueurs que leurs obscurités.
On dirait également que je dois prouver, un consensus différent semblant exister à ce sujet parmi les sommités, que je ne fais pas partie du bétail ou de la valetaille au pays de la fraternité, et j'apprécierais ainsi recevoir de vos services l'assurance qu'il y quelque chose de vivant derrière vos algoritmes, vos protocoles et vos règlements, autre chose que quelque protoplasme post-dinosaurien parcouru de flux liminaires et autres courants contraires au manant, prétendument conscient.
Et si vous n'acceptez pas de faire ce que je vous demande, tant pis pour moi. Que le fournisseur d'oxygène pour poumons en bandoulière vienne récupérer ses cuves et ses compagnons de misère, faites ce que vous voudrez puisque je n'ai aucun moyen de m'y opposer, que ma requête à Strasbourg a été rejetée, que je n'ai pas encore d'avocat pour un procès auquel vous avez la chance pouvoir choisir être ou non mêlée; car procès il y aura: je ne laisserai pas impunis les crimes commis contre ma famille et je ne risque pas d'oublier les souffrances endurées, depuis cinq ans tout particulièrement.
Procès il y aura, en France ou ailleurs: savez-vous ce que 'colère noire' veut dire et combien va chercher complicité de crime contre l'humanité?

Le big bad blog

Cinq manières d'éviter la pneumonie

  • 1/ éviter les pneumopathes
  • 2/ éviter les salles d'attente
  • 3/ éviter les pharmacies
  • 4/ à tout prix éviter l'hôpital
  • 5/ soignez-vous vous-même et surtout pas en France

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